HISTOIRE DU VIN - CIAVG VINS

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HISTOIRE DU VIN

LE MONDE DU VIN
Le vignoble Bordelais, 20 siècles d'histoire
Les premiers vignobles de Bordeaux
Introduits au premier siècle par des guerriers celtes, les premiers vignobles furent plantés avec un nouveau cépage : le Biturica, ancêtre des cépages cabernet.

12è siècle : début du commerce avec les îles Britanniques.
A cette époque, l'Aquitaine fait partie du Royaume d'Angleterre et les vins sont tranportés en tonneaux de 900 litres, qui deviendra l'unité de volume de référence des navires. Les anglais génèrent alors un commerce très important et importent beaucoup de vin de Bordeaux. Le vin de Bordeaux est alors nommé alors "Claret", en raison de sa couleur claire.
Le port de Bordeaux prend alors toute sa dimension, son accès aisé par l'estuaire de la Gironde favorisant la voie maritime. Le vignoble Bordelais ne cesse de grandir.

Les exportations
17è siècle : les Hollandais
Le commerce avec les Hollandais génère de nouveaux comportements commerciaux, ces derniers achetant du vin pour les distiller au sein de leurs entrepôts. Les Clarets sont peu à peu complétés par des vins blancs secs et doux.

18è siècle : l'Amérique, les îles
Cette période, marquée par un développement fulgurant des exportations vers les îles de Saint Domingue et des petites Antilles, assure aux vignerons Bordelais une grande prospérité , le commerce avec le Anglais ne représentant alors qu'une petite partie des exportations. Néanmoins, la "High Society" de Londres met à la mode les vins fins. C'est l'apparition des premières bouteilles bouchées et scellées.
19è siécle : la maladie des vignes, renouveau
Frappée par une nouvelle maladie, l'oïdium de la vigne, le vignoble bordelais est alors sévèrement affaibli et connait une période de récession, malgré le classement d'une grande partie des vins de Gironde en 1855. Conjuré par un traitement à base de souffre, les viticulteurs bordelais doivent alors lutter contre un nouvel agresseur : le Phylloxéra, minuscule puceron d'Amérique du nord, qui causa d'innombrables dégâts sur les vignobles français et européens, à partir de 1863, à tel point que le vignoble français sera dévasté aux trois-quarts en 1880 ! La solution viendra de Jules Emile Plachon qui, après étude sur l'immunité des plants américains, revint avec un grand nombre d'entre eux et commença à greffer des cépages français sur des plants américains racinés.

Phylloxéra et bouturage de vignes américaines en 1898


Après des années de divergences, cette solution l'emportera sur les partisans du sulfure de carbone et augurera la renaissance du vignoble français, entrainant des changements majeurs dans la culture de la vigne.

Le vignoble, rapidement régénéré, produira à nouveau vers la fin du siècle : c'est le début de l'ère industrielle et les périodes de libre échange qui font les beaux jours des négociants. Bordeaux redevient prospère vers la fin de ce siècle en exportant vers les pays du nord.
20è siécle : le temps des lois
Entre la fin du 19è et le début du 20è siècle, les Girondins doivent faire face à une nouvelle crise, relative aux fraudes et une baisse massive des prix. Une nouvelle législation nationale est mise en place en 1911. Elle détermine l'origine des vins et crée des appellations : c'est la création de l'INAO (Institut National des Appellations d'Origine) et des AOC (Appellations d'Origines Contrôlées). Ces règles permettent un encadrement et des contrôles stricts en imposant des conditions de productions réglementées. Les vins sont désormais classés par leur aire géographique, le cépage utilisé et doivent justifier d'un rendement, du degré d'alcool, des techniques de culture et de vinification.
Les AOC représentent aujourd'hui 97% des vignobles bordelais.

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